Berlin, 30 septembre 2001. Me voilà, sur la ligne de départ de mon premier Marathon. Je pars a l'aventure des 42 Km, 195 de la distance, un peu par hasard. Mon club organise un déplacement collectif et je me suis inscrit sur la liste des participants, avec l'envie de découvrir la distance mythique. J'ai très soigneusement préparé cette épreuve. Je me suis entraîné dans les champs et sur les petites routes de campagne autour de chez moi. Souvent, je partais courir à l'aube, seul, sans chronomètre. J'adore ses moments là. C'est la solitude du coureur de fond. Petit signe du destin, le samedi 22 août 2009 à 11 heures 45, je foulerais le bitume de la cité Berlinoise pour la seconde fois de ma carrière de coureur a pied. Huit ans après mes premiers pas sur marathon. Cette fois, ce sera pour honorer ma première sélection avec le maillot bleu sur les épaules. Un moment fort a vivre. Mais sincèrement, ce qui me tiens le plus a c½ur, ce n'est pas cela. C'est simplement le fait de pouvoir participé a un tel évènement sportif en compagnie de mon frère Mehdi. Pouvoir partagé un moment fort comme celui là avec un proche, un membre de sa famille, c'est un moment unique dans la vie d'un sportif. Ce n'est pas tout les jours que ça arrive.
J'aurais l'honneur de participer avec l'equipe de France, a la Coupe du Monde de marathon qui aura lieu dans le cadre des Championnats du Monde IAAF. Parmi les athlètes sélectionnés, on retrouve chez les dames, les Sarthoises Stéphanie Briand, Laurence Klein et Cécile Moynot, ainsi que Patricia Lossouarn et Yamna Oubouhou. Des filles qui ont énormément de mérite. Elles ont bosser dur en stage dans les Pyrénées. Ces nanas là, croyez moi! Elles ont beaucoup de cran. Elles méritent le soutien de toute la communauté marathon Française. Mes compagnon de route s'appellent Loïc Lettelier, Driss El Himer, Simon Munyutu et James Theuri. C'est tous des sacrés bosseurs. Ils m'ont vraiment aidé a me surpasser en stage. C'est vraiment des champions. J'espère qu'on fera un truc bien par équipe à Berlin. En tout cas, quoi qu'il arrive, on aura vécu une belle aventure humaine. Je sais que beaucoup de sportifs s'entraînent dur chaque jour que Dieu fait, pour participer aux championnats du Monde. Sincèrement, je ne sais si je mérite cette sélection plus qu'un autre gars. Dieu seul le sait. Mais ce qui est certain, c'est que j'ai gagné ma place dans l'équipe de France, sur le terrain. Alors, non, je ne suis pas le plus doué des coureurs de fond Français, loin de là. Ni le plus fort, ni le plus travailleur et sans doute pas, le plus méritant. Mais j'étais là le jour J. Pas le jour d'avant, ni celui d'après. Juste le jour ou il fallait être là. La course a pied, c'est beaucoup de sacrifices, beaucoup de travail, beaucoup de sales moments pour quelques rares moments de bonheur. Mais, ça vaut la peine de se battre. Alors, le 22 août prochain, je vais honoré ma première sélection en équipe de France comme il se doit, avec courage et envie. Je vais savourer chaque instant de ma course, puisqu' on ne vit qu'une fois et qu'il faut vivre ses rêves. Des hauts murs de béton au mur du marathon, j'ai tracé ma route et aujourd'hui, je sais que tout les chemins mènent à Berlin.
Samir BAALA
(MERCI milles fois a tout ceux qui me soutiennent. Que Dieu vous garde.)
" Je ne suis qu'un être humain/ Dans le bien ou dans le malheur, j'appartiens a mon créateur"