Bonne ambiance ce matin sur les courses de Strasbourg. Mon objectif du jour: "Prendre du plaisir". Strasbourg étant ma ville de naissance, j'avais décidé de reprendre tranquillement a domiçile. Arrivé sur place vers 9 heures, j'assiste d'abord en spectateur au départ du semi marathon en discutant avec quelques habitués du bitume aux abords du parc de l'Orangerie. Je retrouve avec plaisir l'ami Momo (de l'Asptt Strasbourg) avec sa caméra en bandoulière. Paré a filmer tous qui court! Lahbib Hanini est lui arrivé en scooter avec tout son paquetage sous la selle et mon grand ami Eskilah Ghomrani est venu joué les supporters après un monumental pète en bagnole dont il est heureusement sorti indem. Un semi marathon = 21 kilomètres et 100 mètres. Faut se les taper, mine de rien les bornes! Finalement, en voyant partir le peloton, je me dis que je ne suis pas le plus cinglé aujourd'hui! Regarder tout ces coureurs partir bravement à l'assaut de la distance, ça me donne du courage pour affronter l'épreuve du dix bornes. Dossard numéro 9 épinglé soigneusement sur mon débardeur, je me dis que ça va passer comme une lettre à la poste. Le départ est donné à 11 heures 15 précise. Dans le sas élite, je retrouve une grosse armada Kenyane, un Driss ( El Himer) motivé par une victoire a sa portée au regard de son palmarès, mon pote, le jovial Momo Serbouti est aussi de la fête, avec ses co-équipier à Endurance 72 Hamid Belhaj et Benoît Holzerny, le Tchadien Abdelkrim est là aussi, paré a tirer son épingle du jeu. Je suis heureux de courir ce dix bornes, 5 semaines après avoir couru le marathon de Paris le mois dernier. Ce marathon, il est déjà si loin derrière moi que je me demande comment j'ai pu le finir. Mais mon corps, lui s'en souvient très bien. Le départ sur les chapeaux de roue me le confirme d'ailleurs très vite. Mais aujourd'hui pas question de s'affoler. Et même si j'ai pris la peine de courir avec mon chrono au poignet par habitude, je reste relax. Je n'ai aucuns objectif en tête, si ce n'est celui de me faire plaisir et de terminer ma course dans un état correct en courant régulier. On aimerait toujours pouvoir donné le meilleur de soi même lorsque l'on est un compétiteur mais il faut aussi savoir prendre le temps de se reposer pour retrouver toutes ses forces. Dès le coup de pistolet, je laisse donc partir le gros peloton de tête composé des cadors et des présomptueux pour courir ma course tranquillement au train. Au passage, j'ai vraiment adoré le petit crochet « Place Kléber » toujours bien sympathique. La foule y était massé en nombre pour nous encourager. Pour ma première course de Strasbourg version dix bornes ( intra muros), j'ai eu droit a une belle surprise. Et même, si j'ai du évolué toute l'épreuve esseulé en chasse patate, cela ne ma pas gêné le moins du monde car j'ai trouvé le parcours vraiment agréable, plaisant et très varié. J'ai effectué une course trés sage, bien qu'un peu monotone à mon goût et une fois arrivé dans les tout derniers mètres, je me suis fait débordé par un Russe, euh enfin non! un Polonais surgit de nulle part, qui sprintait comme un beau diable en se retournant vers moi. Il devait croire sans doute que j'allais me prendre au jeu et lui sortir mon redoutable finish! ( je blague bien sûr!). « Mais non l'ami! ce sera pas pour cette fois». J'ai pas envie ( t'a du pot!). Je le laisse se retourné plusieurs fois vers moi jusque sur l'aire d'arrivée que je franchis sur ses talons. Tout de suite après, en arrivant sur l'aire de ravitaillement, je suis abordé par une journaliste qui aimerait bien que je dise quelques mots pour les téléspectateurs d'Alsatic TV. Mais avant cela, elle tient d'abord a me laissé souffler 5 minutes. Moi, je lui coupe la parole en riant: « Bon! Allez y, ça va, je tiens encore debout! » Et me voilà maintenant avec une caméra de braqué sur la tronche, a raconter pourquoi c'est si important pour un Alsacien de participer aux « Courses de Strasbourg ». Pourquoi? « Et bien, tout simplement pour cette ambiance de fête un peu particulière. C'est un évènement sportif majeur en Alsace. On se doit d'être présent a l'intérieur de la course ou sur le bord de la route parmi la foule pour encouragé les copains (comme moi l'an dernier). Ensemble, les coureurs de tout niveaux, de tout âges et de tout horizons, se retrouvent au coeur de Strasbourg pour partagés un pur moment de bonheur. C'est beau la course a pied, c'est un sport noble. Et puis d'ailleurs, tant qu'on a la santé, il n'y a pas de quoi se plaindre. Finalement, aujourd'hui, tout s'est bien passé pour moi, je termine frais. Oui, ok ! bien sûr, au niveau chrono c'est pas l'Himalaya ( 31mn18sec, mon allure au semi de Metz en mars dernier). C'est vrai, je n'atteinds pas des sommets chronométrique mais je sentais que j'en avis encore sous le pied a l'arrivée. J'étais vraiment stable sur mes appuis. Et cela, me rassure pour la suite. Il faut dire que j'ai effectué un gros travail de renforcement musculaire en salle et en plein air, depuis le marathon de Paris du mois dernier. Pour allé plus vite, j'aurais encore d'autres occasions de courir sur dix bornes avant l'été prochain ( c'est prévu) mais aujourd'hui à Strasbourg, je voulais juste passé un bon moment dans la joie et la bonne humeur. Et de ce côté là, on peut dire j'ai été servis.
( BRAVO à Yassine Bouroua pour sa belle victoire sur le 5 Kil, à Driss pour le podium sur 10 Kil et à Karim pour sa belle course sur le semi. La classe les gars!)